﻿{"id":7098,"date":"2025-04-23T11:56:04","date_gmt":"2025-04-23T09:56:04","guid":{"rendered":"https:\/\/carrouges.fr\/?p=7098"},"modified":"2025-04-11T10:02:26","modified_gmt":"2025-04-11T08:02:26","slug":"la-haie-un-patrimoine-oublie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carrouges.fr\/?p=7098","title":{"rendered":"La Haie : un patrimoine oubli\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e8s le n\u00e9olithique (de 5000 \u00e0 2000 avant JC), l&#8217;homme nomade se s\u00e9dentarise. Il consacre la majeure partie de son temps \u00e0 la culture, \u00e0 l&#8217;\u00e9levage et \u00e0 la chasse. L&#8217;apparition de la richesse va exciter les convoitises. Il doit alors se prot\u00e9ger contre ses pr\u00e9dateurs (propres cong\u00e9n\u00e8res, animaux sauvages notamment le loup).<br>Selon le vieil adage &#8216;l&#8217;union fait la force&#8221;, des communaut\u00e9s voient le jour et s&#8217;organisent.<br>Ainsi apparaissent dans le paysage des pallisades en bois cl\u00f4turant les villages. Cette technique va perdurer jusqu&#8217;au milieu du Moyen \u00e2ge (vers l&#8217;an 1000) et ensuite c\u00e9der la place \u00e0 la motte castrale (fortification en bois constitu\u00e9e d&#8217;une basse cour et d&#8217;un donjon).<br>Au sein de ce groupement grandissant, les labours et les p\u00e2tures se voient entour\u00e9s d&#8217;une haie pless\u00e9e (branches courb\u00e9es et entrelass\u00e9es) destin\u00e9e \u00e0 les prot\u00e9ger des d\u00e9gradations provoqu\u00e9es par les bovins, caprins, ovins, porcins etc.<br>Nombres de noms de parcelles portent la trace :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>des labours : longues raies, courts sillons, la planche, champ du milieu, champ du mitant<\/li>\n\n\n\n<li>des cultures : le bl\u00e9 noir (sarrazin ou carrabin), le chanvre (chennevi\u00e8re), le froment, le lin (ligni\u00e8res), le millet (millia)<\/li>\n\n\n\n<li>de la nature du sol : terre profonde (grassion), l&#8217;humidit\u00e9 (le bouillon, la bourbe, la no\u00eb)<\/li>\n\n\n\n<li>et des diff\u00e9rentes essences v\u00e9g\u00e9tales : boulaie, coudrier, fresnaie, l&#8217;aulnaie.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Quelques hameaux rappellent aussi la technique de la haie protectrice (la plesse, le plessis, le plessus).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Toute parcelle saine est syst\u00e8matiquement labour\u00e9e.<\/strong><br>Alors que celles trop en pente ou trop humides sont r\u00e9serv\u00e9es au p\u00e2turage. Il faudra attendre le d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle pour voir s&#8217;amorcer un tr\u00e8s net d\u00e9veloppement de la haie et l&#8217;apparition de notre paysage bocager. Afin de maintenir et d&#8217;attacher au foncier (la gl\u00e8be) les paysans laboureurs, les nobles locaux, toujours en qu\u00eate d&#8217;argent, d\u00e9cident de leur vendre des lopins de terre de petite surface (20 \u00e0 50 ares) par acte notari\u00e9.<br>Ces nouvelles parcelles sont d\u00e9limit\u00e9es par des devises en pierre locale \u00e0 la base desquelles les diff\u00e9rents protagonistes d\u00e9posent des t\u00e9moins (fragments de c\u00e9ramique locale) pour montrer leur accord avec la nouvelle d\u00e9limitation.<br>De plus, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, les fils barbel\u00e9s en fer n&#8217;existant pas (invent\u00e9s pour les tranch\u00e9es de 1914-1918), il est d\u00e9cid\u00e9 de planter une haie pour concr\u00e9tiser le nouveau parcellaire. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne va prendre de l&#8217;ampleur \u00e0 chaque h\u00e9ritage et morcellement du bien foncier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-scaled.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"781\" src=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-1024x781.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7099\" srcset=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-1024x781.jpg 1024w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-300x229.jpg 300w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-768x586.jpg 768w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-1536x1172.jpg 1536w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/2-2048x1563.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Les haies les plus anciennes peuvent dater du milieu du Moyen-\u00e2ge.<\/strong><br>La hauteur du talus en t\u00e9moigne. Elles sont en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s rectilignes et de bonne longueur (200 m voire plus). Nos a\u00een\u00e9s ayant \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s observateurs, celles \u00e9tablies beaucoup plus tard (XVIIe si\u00e8cle) r\u00e9pondent \u00e0 des crit\u00e8res bien particuliers (la pente, la qualit\u00e9 du sol, l&#8217;exposition, l&#8217;humidit\u00e9, les vents dominants) et \u00e0 des besoins \u00e9vidents (bois de chauffage, manches pour les outils, piquets) qui expliquent le choix des essences (aub\u00e9pines, aulne, charmille, \u00e9glantier, noisetier, orme, saule, sureau, tremble).<br>Une fois le maillage \u00e9tabli la loi et la coutume ont voulu que le fermier soit dans l&#8217;obligation de payer tous les ans un fermage, d&#8217;user du bien &#8220;en bon p\u00e8re de famille&#8221; et d&#8217;entretenir et de curer le foss\u00e9, d\u00e9nomm\u00e9 &#8220;porte rouelle&#8221; (roue de la charrue primitive, anc\u00eatre du brabant \u00e0 deux versoirs).<br>La haie, \u00e9tant par principe toujours plant\u00e9e &#8220;\u00e0 plat&#8221;, l&#8217;op\u00e9ration du creusement du foss\u00e9 et le fait de jeter la terre sur le dessus de la haie permettent de constituer progressivement le talus qui, au fil du temps, s&#8217;\u00e9l\u00e8ve.<br>La consultation du cadastre napol\u00e9onien (d\u00e9but XIXe) nous donne une image relativement pr\u00e9cise du maillage de l&#8217;\u00e9poque.<br>D\u00e9j\u00e0, \u00e0 la fin du XVIIIe, le d\u00e9senclavement de notre secteur, gr\u00e2ce aux travaux routiers r\u00e9alis\u00e9s (routes rectilignes), va faciliter le transport des gens et des biens vers la ville et, par voie de cons\u00e9quence, bouleverser la donne.<br>Les guerres napol\u00e9oniennes et le retour des &#8220;grognards&#8221; vont transmettre un savoir quelque peu occult\u00e9.<br>La seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle verra le d\u00e9but de la r\u00e9volution industrielle, qui sera un v\u00e9ritable aspirateur pour ce petit peuple rural, refusant le m\u00e9tier astreignant de paysan et sensible au chant des &#8220;sir\u00e8nes de la ville&#8221;.<br>Le parcellaire, par voie de cons\u00e9quence, \u00e9volue. Les plus petites surfaces disparaissent, les haies aussi, au profit des plus grandes.<br>De plus, pour compenser ce manque de main d&#8217;oeuvre,<br>la m\u00e9canisation fait son apparition. Des batteuses actionn\u00e9es par des chaudi\u00e8res \u00e0 bois, en poste fixe, appel\u00e9es &#8220;siffleuses&#8221;, vont remplacer le classique fl\u00e9au.<br>D\u00e8s 1860 Napol\u00e9on III favorise le d\u00e9veloppement du &#8220;cheval de fer&#8221; (chemin de fer) qui va impacter le milieu (locomotive , gares, ponts et viaducs) et stimuler l&#8217;agriculture.<br>Pour lutter contre l&#8217;acidit\u00e9 des sols, on y incorpore d\u00e9sormais de la marne d&#8217;\u00e9couch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-scaled.jpg\"><img decoding=\"async\" width=\"769\" height=\"1024\" data-src=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-769x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7102 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-769x1024.jpg 769w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-225x300.jpg 225w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-768x1023.jpg 768w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-1153x1536.jpg 1153w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-1538x2048.jpg 1538w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/5-scaled.jpg 1922w\" data-sizes=\"(max-width: 769px) 100vw, 769px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 769px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 769\/1024;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p>Le drainage transforme le paysage. Les premiers comices sont cr\u00e9\u00e9s et stimulent les paysans avec leurs concours cantonaux, d&#8217;arrondissements et d\u00e9partementaux. Les plaques de fonte r\u00e9compensant les plus m\u00e9ritants prolif\u00e8rent sur les portes des granges. On affiche fi\u00e8rement son troph\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-scaled.jpg\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"720\" data-src=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-1024x720.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7103 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-1024x720.jpg 1024w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-300x211.jpg 300w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-768x540.jpg 768w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-1536x1080.jpg 1536w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/6-2048x1439.jpg 2048w\" data-sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1024px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1024\/720;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Les surfaces cultiv\u00e9es r\u00e9gressent au profit de celles en herbe.<\/strong><br>On &#8220;verdit&#8221; tout le secteur pour produire de viande de boeuf. Les haies reprennent de l&#8217;ampleur. On replante. L&#8217;apparition du train de &#8220;Trun \u00e0 Carrouges&#8221; en 1913 permet d&#8217;exp\u00e9dier les animaux \u00e0 Paris. Le march\u00e9 est florissant. De nouveau la population peut atteindre facilement la ville.<br>Lors de la guerre 1914-1918 un grand nombre d&#8217;hommes d\u00e9c\u00e8dent au front. La France meurtrie est saign\u00e9e \u00e0 blanc puis panse ses plaies.<br>Il faut de nouveau m\u00e9caniser pour pallier au manque de main d&#8217;oeuvre. Dans les plaines, les premiers tracteurs, h\u00e9ritiers directs des chars blind\u00e9s, apparaissent. Le parcellaire, lui aussi, \u00e9volue. Des haies disparaissent, d&#8217;autres sont cr\u00e9\u00e9es.Encore largement domin\u00e9s par la traction animale, les outils train\u00e9s se d\u00e9veloppent (faucheuses, faneuse, lieuses etc.)<br>Le cadastre napol\u00e9onien est remani\u00e9 en 1930. Il faudra attendre la fin de la seconde guerre mondiale (1945) et le retour des prisonniers de guerre intern\u00e9s en Allemagne pour prendre conscience qu&#8217;il est possible de travailler diff\u00e9remment avec moins d&#8217;effort physique.<br>La loi &#8220;pr\u00eat bail&#8221; et le plan &#8220;Marshall&#8221; am\u00e9ricain facilitent l&#8217;apparition d&#8217;un nouvel outil de travail : le tracteur \u00e0 essence d\u00e9barque \u00e0 son tour. La main d&#8217;oeuvre agricole se faisant rare, la loi du ministre Pisani de 1960 va acc\u00e9l\u00e9rer le remembrement devenu plus que n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-scaled.jpg\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"653\" data-src=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-1024x653.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7101 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-1024x653.jpg 1024w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-300x191.jpg 300w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-768x490.jpg 768w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-1536x980.jpg 1536w, https:\/\/carrouges.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/4-2048x1307.jpg 2048w\" data-sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1024px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1024\/653;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p>La parcelle, transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, dispara\u00eet au profit du comptage par point de la qualit\u00e9 de la terre. C&#8217;est une v\u00e9ritable r\u00e9volution sociologique \u00e0 la campagne.Il faut produire toujours plus avec de moins en moins d&#8217;actifs. C&#8217;est l&#8217;\u00e9poque du p\u00e9trole vert.<br>On m\u00e9canise \u00e0 outrance et c&#8217;est l&#8217;h\u00e9catombe des haies. Elles ne r\u00e9sistent pas aux bulldozers et aux pelleteuses. La mort dans l&#8217;\u00e2me nos paysans n&#8217;ont pas d&#8217;autres alternatives que de s&#8217;adapter.<br>Cette restructuration fonci\u00e8re associ\u00e9e \u00e0 une pyramide des \u00e2ges vieillissante va durer trente ans.<br>Il faudra attendre les ann\u00e9es 1990 pour enfin prendre conscience du d\u00e9sastre.<br>L&#8217;Europe avec la PAC n&#8217;a pas favoris\u00e9 la conservation des haies.<br>Car l&#8217;emprise de celles-ci est soustraite de la surface compensatrice indemnis\u00e9e.<br>Il faut toutefois signaler une toute r\u00e9cente mesure dans le cadre des MAE, visant \u00e0 accorder une aide en fonction du lin\u00e9aire des haies conserv\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous l&#8217;impulsion du mouvement \u00e9cologiste et des associations environnementales, un vaste programme de replantation est d\u00e9cid\u00e9 avec l&#8217;implication, dans notre secteur, du parc R\u00e9gional Normandie Maine et des acteurs de terrain. Des subventions pour obtenir des jeunes plants et leur implantation sont attribu\u00e9es aux candidats au remaillage.<br>Puis tout se pr\u00e9cipite. L&#8217;arrachage des haies est dor\u00e9navant soumis \u00e0 une autorisation administrative.<br>Il faut compter 25 ans entre la plantation d&#8217;une haie et sa 1\u00e8re coupe. Que de temps perdu pour retrouver un semblant de bocage !<br>Le maintien m\u00eame partiel d&#8217;un maillage avec compensation financi\u00e8re (l&#8217;entretien de la haie repr\u00e9sente un co\u00fbt) n&#8217;aurait-il pas \u00e9t\u00e9 une solution envisageable ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit que le maintien de l&#8217;\u00e9levage est le seul garant pour la pr\u00e9servation d&#8217;un semblant de bocage !<\/p>\n\n\n\n<p>Il est bien loin le temps o\u00f9 l&#8217;on consid\u00e9rait nos paysans comme les jardiniers de la nature !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Jo\u00ebl PAPILLON<br>Arch\u00e9ologue b\u00e9n\u00e9vole<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Bibliographie :<br>Dictionnaire \u00e9tymologique des noms de lieux en France (Dauzat A)<br>Les noms de lieux de la France (Honor\u00e9 Champion)<br>Les haies rurales (F Liagre)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">T\u00e9moignages :<br>M. Raymond Anger, St Martin des Landes<br>M. Claude Guibout, Carrouges<br>M. Roger Papillon, St Martin des Landes<br>M. Robert Sabl\u00e9, St Martin des Landes<br>M. Ernest Sauvage, Carrouges<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e8s le n\u00e9olithique (de 5000 \u00e0 2000 avant JC), l&#8217;homme nomade se s\u00e9dentarise. Il consacre la majeure partie de son temps \u00e0 la culture, \u00e0 l&#8217;\u00e9levage et \u00e0 la chasse. L&#8217;apparition de la richesse va exciter les convoitises. Il doit alors se prot\u00e9ger contre ses pr\u00e9dateurs (propres cong\u00e9n\u00e8res, animaux sauvages notamment le loup).Selon le vieil &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7100,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-7098","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7098"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7098\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7104,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7098\/revisions\/7104"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7100"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carrouges.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}